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Musicales Internationales Guil Durance |
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Vendredi 16 juillet à 21 h - Eglise d'Eygliers : Le Concert Impromptu
Dimanche 18 juillet à 17 h - Eglise de Guillestre : Orchestre symphonique de Rostov,
François Castang (récitant)
Lundi 19 juillet à 21 h - Eglise de Risoul : Liguria Ensemble
Mardi 20 juillet à 21 h Eglise de Saint-Crépin : Maîtrise de Seine-Maritime
Mercredi 21 juillet à 21 h Centre cuménique de Vars
et jeudi 22 juillet à 21 h Arsenal de Mont-Dauphin : Solistes de Mainz
Vendredi 23 juillet à 21 h Eglise de
LArgentière-la-Bessée : Il Seminario Musicale, Gérard Lesne
Dimanche 25 juillet à 17 h Eglise de Ceillac : Chur Dvorak de Zlin
Lundi 26 juillet à 18 h 30 Gap : Orchestre symphonique de Rostov
Mardi 27 juillet à 21 h Eglise de Saint-Clément : Cameratà musicale Mistà,
Maxence Larrieu, Giuseppe Nova, Gianmaria Bonino, Glauco Bertagnin
Mercredi 28 juillet à 21 h Mairie de Risoul :
Récitals de piano (Fabien Parisato, Anna Peletsis)
Jeudi 29 juillet à 21 h - Eglise de LArgentière-la-Bessée et
Vendredi 30 juillet à 21 h - Eglise de Guillestre : Trio Wanderer
Dimanche 1er août à 17 h Eglise de Réotier : Gauthier Capuçon,
Georges Kiss
Lundi 2 août à 21 h - Eglise de LArgentière-la-Bessée et mardi 3 août à
18 h 30 Centre cuménique de Vars : Quatuor Festetics
Mercredi 4 août à 21 h - Arsenal de Mont-Dauphin : Les Hautbois du Roy
Jeudi 5 août à 21 h Risoul 1850 (auditorium Léo Lagrange) : Arte Resoluta
Dimanche 8 août à 17 h Eglise de Guillestre : Ensemble vocal du Maine
Lundi 9 août à 21 h - Eglise de La Roche de Rame : Armonioso Incanto et Ensemble Dia Psalmata
Mardi 10 août à 21 h - Centre cuménique de Vars : Ensemble A Sei Voci
Mercredi 11 août à 21 h - Eglise de LArgentière-la-Bessée : Alexandre Paley
Jeudi 12 août à 21 h - Eglise de Guillestre : Alexandre Paley, Quatuor Appleman
Vendredi 16 juillet à 21 h - Eglise d'Eygliers : Le Concert Impromptu

Samedi 17 juillet - maison de retraite de Guillestre : Le Concert Impromptu

En avant première des Musicales Internationales Guil Durance, les résidents de la maison de retraite
ont pu apprécier le talent de l’ensemble de musique de chambre
« le Concert Impromptu ». Ce quintette
à vent peut se vanter d’une renommée internationale, se produisant aussi bien en régions que dans les
grandes salles parisiennes et à l’étranger comme à Pékin, Genève, Tokyo ou New York. Avec une grande
spontanéité, ils jouent non seulement pour, mais avec le public, en s’adaptant parfaitement aux
circonstances.
Cette attention des organisateurs du festival envers les anciens du canton méritait bien un coup
de chapeau.
Le Dauphiné Libéré, 19 juillet 2004.
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Dimanche 18 juillet à 17 h - Eglise de Guillestre : Orchestre symphonique de Rostov,
François Castang (récitant)

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Lundi 19 juillet à 21 h - Eglise de Risoul : Liguria Ensemble

D’emblée, le ton était donné avec l’interprétation majestueuse d’une marche pour deux trompettes
et cymbales baroques, de JB Lully. La poursuite du concert fut très riche et variée, avec des
pièces de Vivaldi, Scarlatti, D’Angleberg et Pezel, illustrant ainsi une part importante des
compositeurs de la musique du XVIème au XVIIIème siècle, dite « baroque ».
L’enthousiasme communicatif et le talent des interprètes ont provoqué une écoute chaleureuse et
constante durant tout le spectacle : l’excellente acoustique et la beauté de cette église y étant
elles aussi très favorables.
Le public a beaucoup apprécié le côté didactique apporté par chacun des musiciens, pour expliquer
et faire découvrir les particularités de leurs instruments, dits anciens car construits selon les
règles de l’époque de ce type de musique.
Le Dauphiné Libéré, 25 juillet 2004.
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Mardi 20 juillet à 21 h Eglise de Saint-Crépin : Maîtrise de Seine-Maritime

Mais qu’est-ce qui a bouleversé la tranquillité du paisible village de SAINT-CREPIN en cette fin
d’après-midi de ce mardi 20 juillet ? Que faisaient donc la cinquantaine de jeunes filles et de
jeunes gens en train de gravir les escaliers qui montent à l’église ? A leur suite, on pouvait
deviner des musiciens avec leurs étuis de violons, violoncelles, bassons, cors de basset… Mais,
ce gros objet insolite porté par quatre jeunes hommes a intrigué un peu plus les habitants. Serait-ce
donc cette MAITRISE DE SEINE MARITIME annoncée pour le concert du soir ? En comptant bien, ils sont
71, chanteurs, solistes et musiciens à envahir (invasion pacifique) SAINT-CREPIN.
Puis dès 20h15, de très nombreux spectateurs se pressent à la porte de l’église de SAINT-CREPIN.
Mais tout le monde peut entrer en se serrant un peu. Et l’enchantement commence. Les voix sont
fraîches et les chanteurs heureux. Les leçons des Ténèbres de COUPERIN ont mis en valeur de nombreuses
voix solistes. Les accords de l’orgue plaqués, de temps à autre, ont, peut-être, gênés quelques
auditeurs. Les Litanies à la Vierge Noire de POULENC ont révélé l’homogénéité du chœur de voix de
femmes. Pas étonnant que le maîtrise ait été lauréate du célèbre concours d’AREZZO.
A la reprise, après le mot de bienvenue de M. ESMIEU, maire de SAINT-CREPIN, le chœur de l’église,
pourtant vaste , est apparu petit pour accueillir l’ensemble complet de la maîtrise : 13 musiciens,
4 solistes, 53 chanteurs, tous sous la direction de Jean-Joël DUCHESNE. Dès les premières notes du
requiem de MOZART, les spectateurs ont compris qu’ils assisteraient ce soir, à une bien belle
interprétation de cette œuvre, si souvent jouée. Le chœur est homogène, entraîné par un pupitre de
soprani exceptionnel. Les 4 solistes étonnent par leur jeune âge et un talent prometteur.
Les applaudissements crépitent. Au deuxième bis, Jean-Joël DUCHESNE dirige le Miserere d’ALLEGRI,
chanté à Guillestre à 2001. Puis tout l’ensemble reprend le car pour Aix-en-Provence.
Archives du festival.
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Mercredi 21 juillet à 21 h Centre cuménique de Vars et jeudi 22 juillet à 21 h Arsenal de Mont-Dauphin : Solistes de Mainz

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Vendredi 23 juillet à 21 h Eglise de LArgentière-la-Bessée : Il Seminario Musicale, Gérard Lesne

Le 1er juillet 1996 les Musicales Guil-Durance organisaient pour la première fois un concert dans
l’église. L’orchestre à cordes de Novossibirsk y animait la soirée devant près de 150 personnes.
Depuis cette date, les organisateurs du festival ont proposé 28 récitals et concerts dont de nombreux
à guichet fermé. Les responsables de ce grand rendez-vous estival de la musique classique rêvaient
depuis longtemps d’inviter Gérard Lesne et son ensemble instrumental international « Il seminario
Musicale ». Leurs efforts ont été récompensés cette année puisque c’est cette formation qui a ouvert
8 ans après le premier concert. Dès 20 h, plus de 200 auditeurs se pressaient à la porte de l’édifice
religieux.
Des les premiers poèmes d’amour de Purcell, la valeur intrinsèquement claire et chaude de la voix de
l’artiste était mise en avant, sans aucune rupture entre les aigus et les graves. Dans les chants
d’amour de Monteverdi, accompagnés uniquement par le théorbe de Monica Pustilnik, la douceur et le
velouté de la voix de Gérard Lesne envoûtent l’auditoire. La connivence entre le chanteur et le
violoncelle est telle que l’on croit entendre parfois un duo vocal. Dns la canzone pour violoncelle
et basse continue de Frescobaldi, la virtuosité et le phrasé de Bruno Corest ont séduit le public.
Quant au clavecin de Bertrand Cuiller, il a soutenu à la perfection la voix de Gérard Lesne.
Le Dauphiné Libéré, 3 août 2004.
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Dimanche 25 juillet à 17 h Eglise de Ceillac : Chur Dvorak de Zlin

Lorsqu’on monte de la Maison du ROY à CEILLAC, on se prépare à affronter la fameuse route aux 19
« épingles à cheveux ». Mais, en général tout se passe très bien et on arrive, sans encombre,
à CEILLAC. Il en a été, tout autrement, en ce dimanche 25 juillet, en début d’après-midi.
En effet, le chauffeur du grand car de république Tchèque qui achemine vers l’église Saint
Sébastien les 40 chanteurs du Chœur DVORAK de ZLIN, n’est pas coutumier des routes de montagne.
Chaque virage nécessite deux ou trois manœuvres. Aussi, à l’arrivée au village, les chanteurs
n’ont même plus l’ardeur d’admirer le superbe spectacle de la vallée du Mélézet. Et, pourtant,
dans moins de trois heures, ils seront les interprètes de leur folklore tchèque.
Pendant qu’ils se désaltèrent, l’église Saint-Sébastien peu à peu se remplit.
L’association Les Amis de Ceillac et en particulier Françoise CHABRAND ont bien assuré
la promotion du concert. Aussi, à 17 heures, l’église est pleine.
Puis les voix s’élèvent, au début timides et fatiguées du voyage. Peu à peu, le chœur prend
de l’assurance et les derniers chants folkloriques magnifiés par l’acoustique du lieu emballent
l’assistance. Aujourd’hui, pour les Musicales internationales Guil-Durance, c’est une première
à double titre :
- le concert se déroule un dimanche après-midi
- un grand ensemble vocal est invité.
Après une collation à la salle des fêtes, nos amis tchèques retournent à ZLIN, mais prudents,
ils descendent à pied, jusqu'à la vallée du Guil, rejoindre leur bus descendu sans eux.
Archives du festival.
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Lundi 26 juillet à 18 h 30 Gap : Orchestre symphonique de Rostov

Quelle première inoubliable que l’orchestre symphonique de Rostov a donnée sur la terrasse du
château de Charance ! Arts et Musique en Montagne et le service culturel de la ville ont programmé
là un concert grandiose.
Un très beau temps, un cadre à la mesure de la symphonie, la 7ème de
Beethoven, jouée prestement et avec une délicieuse précision. Et pendant que le vent glacial
continuait de forcir, la Pathétique de Tchaïkowski, avec un troisième mouvement prodigieux
au plus fort des rafales, rejoué en bis sous la direction d’Andreï Galanov, stoïque sur son
praticable et pourtant enflammant son orchestre d’une quarantaine de musiciens.
Une « standing ovation » conclut ce magnifique moment de musique symphonique.
Le Dauphiné Libéré, 28 juillet 2004.
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Mardi 27 juillet à 21 h Eglise de Saint-Clément : Cameratà musicale Mistà,
Maxence Larrieu, Giuseppe Nova, Gianmaria Bonino, Glauco Bertagnin

Dans le cadre des Musicales internationales GUIL DURANCE, l’ensemble italien CAMERATÀ MUSICALE MISTÀ
et le flûtiste Maxence LARRIEU ont offert une merveilleuse soirée aux mélomanes.
Une église comble, un public disponible, une bonne acoustique ont favorisé cette belle soirée
musicale.
Au cours de la première partie les flûtistes Maxence LARRIEU et Giuseppe NOVA ont brillé dans
l’interprétation d’oeuvres de VIVALDI – Concerto en do majeur pour 2 flûtes, cordes et clavecin
et de BACH – Concerto Brandebourgeois n°5 en RE MAJEUR, BMW 1050.
Après la pause les mélomanes, même avertis, ont été séduits par une présentation très enlevée du
monument d’Antonio VIVALDI : Les Quatre SAISONS OP.8 n°1,2,3,4. Glauco BERTAGNIN, violoniste
virtuose, au jeu vif, a su sublimer les musiciens.
Le public a longuement remercié les musiciens de leur remarquable prestation, accessible à tous.
Une merveilleuse soirée.
Archives du festival.
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Mercredi 28 juillet à 21 h Mairie de Risoul : Récitals de piano (Fabien Parisato,
Anna Peletsis)
La promotion des jeunes talents est l’un des objectifs des Musicales internationales Guil-Durance.
Aussi, en ce 28 juillet, à la salle de spectacles de la mairie de Risoul, étaient invités, deux jeunes
pianistes Anna PELETSIS et Fabien PARISATO. Un point commun : leur âge 22 ans ; mais des parcours
très différents. L’une débute le piano à l’âge de 4 ans, donne son premier récital à 7 ans et
remporte en avril 2004, le premier prix en catégorie excellence du concours international de
piano « Nicolaï RUBINSTEIN » à Paris. Ce soir-là, aux dires d’un professionnel présent dans la
salle « c’est une révélation, merveilleuse représentante de l’école russe actuelle, avec la
virtuosité, la puissance sans dureté, une sonorité sans faille dans toutes les nuances,
remarquablement servi par un piano FAZIOLI. Cette artiste a su révéler l’extraordinaire beauté
d’œuvres aussi différentes que la sonate de MOZART en ré majeur, la sonate de PROKOFIEV en ut
mineur et le grand monument du piano qu’est la sonate en si mineur de LISZT. Cette pianiste est
promise à un brillant avenir car elle sait tout faire et bien ».
Fabien PARISATO, quant à lui, découvre le piano à 14 ans, à l’âge où les adolescents pensent à tout
autre chose. Il étudie, actuellement, au conservatoire de Toulon et ce soir là à Risoul, c’est pour
lui, l’un de ses tout premiers concerts. Aussi, il est trahi par sa fébrilité dans les deux mouvements
de la sonate « Appassionata » de BEETHOVEN. Malgré quelques absences au niveau du texte, il apparaît
doué naturellement. Dans la sonate de PROKOFIEV, Fabien PARISATO domine son trac et son piano et
donne une interprétation tout en précision et en légèreté. Jeune talent prometteur, il doit encore
s’aguerrir.
Archives du festival.
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Jeudi 29 juillet à 21 h - Eglise de LArgentière-la-Bessée : Trio Wanderer
Vendredi 30 juillet à 21 h - Eglise de Guillestre : Trio Wanderer

Avant de s’envoler pour le festival de Salzbourg en Autriche, le célèbre trio Wanderer s’est produit
dans le cadre des 13ème Musicales Guil-Durance à Guillestre et l’Argentière-la Bessée.
Composé de Vincent Coq au piano, de Jean-Marc Phillips-Varjabédian au violon et de Raphaël Pidoux
au violoncelle, le trio a charmé le public de l’église Saint-Apollinaire lors de sa prestation
argentiéroise. Le programme proposé devait mettre en évidence la perfection de cet ensemble
mondialement reconnu.
Les musiciens ont donné du trio « Dumky » de Dvorak une version passionnée, contrastée, successivement
mélancolique puis dansante. Les deux cordes avaient cette sonorité chaleureuse et romantique épurée
d’un folklorisme slave.
La deuxième œuvre était le trio « Vitebsk » d’Aaron Copland, compositeur américain né en 1900. Après
l’accord minutieux du violon et du violoncelle, Jean-Marc Phillips-Varjabédian a donné au public
quelques clefs pour comprendre cette œuvre contemporaine dissonante dans laquelle les cordes sont
accordées au quart de ton. Après une suite dramatique de sons de cloches frappées au piano, le
violoncelle a déclamé le thème juif.
Le trio en si majeur de Brahms, plus classique, a révélé le délicat phrasé, la chaleur des
intonations. Dans la parfaite harmonie des trois instruments, le violoncelle s’est idéalement mis
en valeur.
Le lendemain à Guillestre, le trio Wanderer a joué entre autres le « trio pour piano et cordes en
mi mineur » de Chostakovitch. Là aussi, les explications préalables de Jean-Marc Phillips-Varjabédian
ont été très utiles au public pour lui permettre de comprendre cette œuvre tourmentée.
Le Dauphiné Libéré, 8 août 2004.
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Dimanche 1er août à 17 h Eglise de Réotier : Gauthier Capuçon,
Georges Kiss

Près de 200 mélomanes n’ont pas hésité à affronter la petite route, parfois aérienne, qui relie la
vallée de la Durance à l’église Saint-Michel nichée sur son promontoire rocheux.
Après ce chemin de croix - il faut encore réaliser des prouesses pour garer son véhicule - les
festivaliers ne pouvaient être déçus. Ils ne le furent, tant Gauthier CAPUCON et Georges KISS
débordent de talent.
Entre le claveciniste chevronné, pédagogue dans l’âme, et le jeune et fougueux violoncelliste, existe
une complicité qui dépasse le registre professionnel. Leur interprétation de quatre œuvres du grand Jean-Sébastien BACH en solo comme en duo fut en tout point parfaite.
Le public attentif et conquis leur montre bien, rappelant longuement les deux musiciens. Nous parlions plus avant de l’épreuve que doivent subir les automobilistes plus habitués aux larges et plates routes de la plaine. Pourtant, force est de constater que la difficulté sublime tant le concert de Réotier que ce dernier connaît un succès grandissant. Ils étaient cent festivaliers voilà 2 ans, et près de deux cents cette année !
Ne nous perdons pas en conjectures pour expliquer cet intérêt croissant. Les Musicales internationales
ont aujourd’hui un public fidèle qui apprécie un programme de qualité.
Après une heure et demie de bonheur et avant de rejoindre la vallée, chacun fit un passage au cœur
du hameau du FOURNET où l’équipe du GRAND SERRE avait rallumé le four banal pour cuire de succulentes
pizzas à déguster avec le Clairet tiré du vignoble local.
Si la musique adoucit les mœurs, elle ouvre également l’appétit car les dizaines de tartes concoctés
par Joël CANNAT et ses collaborateurs connurent un succès à rendre jaloux les musiciens eux-mêmes.
Les festivaliers ont promis de revenir en 2005. Il reste à Claude LAUNAY de construire un programme
à la hauteur des appétits.
Archives du festival.
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Lundi 2 août à 21 h - Eglise de LArgentière-la-Bessée et mardi 3 août à
18 h 30 Centre cuménique de Vars : Quatuor Festetics

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Mercredi 4 août à 21 h - Arsenal de Mont-Dauphin : Les Hautbois du Roy

VAUBAN n’a vraisemblablement pas construit l’Arsenal pour accueillir des concerts. Pourtant, 3 siècles
après sa construction la poudre et les mousquets ont disparu au profit des arts.
Mercredi 4 août, Claude LAUNAY et l’équipe des Musicales internationales ont voulu rattraper
l’histoire en programmant, dans cette salle militaire, un concert de musique royale de la fin du
XVIIe – début XVIIIe siècle.
Les HAUTBOIS DU ROY, ensemble instrumental italien composé de 10 musiciens, ont interprété des œuvres
des musiciens du GRAND SIECLE. En l’occurrence, le grand compositeur du ROI SOLEIL, Jean BAPTISTE
LULLY, et des musiciens anglais et allemand comme PURCELL et KRIEGER.
Il faut reconnaître que l’initiative était pertinente et le résultat très convaincant. La voûte de
l’ARSENAL a résonné des hautbois, flûte traversière, basson et trompette. Une musique à la fois
solennelle, puisqu’elle rappelle une monarchie absolue puissante et incontestée et festive, car elle
animait les fêtes royales avec ses ballets, menuets et chaconnes.
Les festivaliers ont été très nombreux à apprécier ce concert original, presque décalé, mais chargé
de symboles.
Mme Henriette MARTINEZ qui honorait les organisateurs de sa présence avait à ses côtés Mme Jenny
SZABO du Centre de Développement musique, danse et théâtre des Hautes-Alpes et M. Gilles FIORLETTA,
maire de la place forte.
Archives du festival.
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Jeudi 5 août à 21 h Risoul 1850 (auditorium Léo Lagrange) : Arte Resoluta

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Dimanche 8 août à 17 h Eglise de Guillestre : Ensemble vocal du Maine

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Lundi 9 août à 21 h - Eglise de La Roche de Rame : Armonioso Incanto et Ensemble Dia Psalmata

Fondé et dirigé par Franco Radicchia, le groupe italien « Armonioso Incanto » a interprété des
chansons découvertes dans de vieux textes liturgiques du Moyen Age, et en particulier ceux de
l’Ombrie et de la Toscane.
Dès son entrée dans l’église, le public a été étonné de découvrir dans le chœur de l’édifice
d’étranges instruments de musique. Ce ne sera pas un concert habituel, devaient se dire certaines
personnes de l’assistance. En effet, peu après 21 h, les artistes, suivant un tambourin, sont entrés
dans l’église, les filles vêtues de pourpre et les garçons habillés de leur tenue noire.
L’enchantement a alors débuté. Les voix féminines fraîches et claires se sont alliées aux voix
masculines chaudes des Basques ou des Corses. Le groupe a pris possession du chœur et a mis en place
un dispositif nouveau à chaque chant. Réglé comme du papier à musique, l’ensemble italien a offert,
à travers une grande exigence de mélodies épurées, ses œuvres harmonieuses. Les duos entre la soprano
et l’alto soliste ont été de toute beauté.
A la reprise et à la demande du public, Massimiliano Dragoni, dans un français au délicieux accent
italien, a présenté les différents instruments médiévaux présents sur scène (harpe, vielle,
psaltérion, organistrum, carillon…). La soirée s’est terminée avec un antique chant andin en langue
Quechua. Le public s’est empressé d’ovationner cet ensemble qui a offert, selon l’auditoire, une
parfaite adéquation entre le programme et la belle église rochonne.
Le Dauphiné Libéré, 20 août 2004.
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Mardi 10 août à 21 h - Centre cuménique de Vars : Ensemble A Sei Voci

En ce 10 août, les murs du centre œcuménique de Vars Sainte- Marie ont pudiquement baissé les yeux
en entendant, tour à tour, chanter les amours de RONSARD :
« Je ne suis seulement amoureux de Marie »
« Je suis tellement amoureux… »
« douce beauté qui me tenez le cœur … »
« Je meurs, hélas, quand je la voy si belle… »
« Plus que jamais, je veus aymer, maîtresse. »
Les auditeurs du concert d’A SEI VOCI proposé par les Musicales internationales Guil-Durance sont
étonnés de voir les quatre chanteurs et le luthiste, assis autour d’une table où trônent deux
bouteilles de vin, dont une, hélas, vide (d'autant plus regrettable qu'il s'agissait d'un Haut Brion
1982). C’est ainsi qu’au XVIe siècle, les artistes devaient
chanter dans les cours des châteaux ou les salles à manger des palais.
Pour les amoureux des chansons de la Renaissance française, et dès les premiers accords, la prestation
d’A SEI VOCI est très proche de la perfection. La rondeur et la richesse du timbre de la voix de basse
de Bernard FABRE-GARRUS soutient admirablement la soprano et les deux ténors qui l’entourent.
D’ailleurs, le vivier d’A SEI VOCI est d’une telle richesse que chaque répertoire est servi par
l’ensemble le mieux adapté. Ce soir, les voix réunies sont parfaites pour chanter la musique
d’Anthoine de BERTRAND, qui a mis en musique, les poèmes d’amour de RONSARD.
Le luth de Charles-Edouard FANTIN accompagne discrètement les voix et se met en valeur dans des
intermèdes solo.
Avant chacun des 18 chants interprétés ce soir, Bernard FABRE-GARRUS lit d’une voix sensuelle,
avec un accent de vieux français, le texte intégral du poème distribué à tous les auditeurs.
La soirée se termine tard. Elle se prolongera par un pot amical entre les artistes et les bénévoles
de l’association Arts et Musiques en Montagne. L’occasion d’en savoir un peu plus sur A SEI VOCI et
la volonté des chanteurs de vouloir partager avec le public leur passion de la musique.
Archives du festival.
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Mercredi 11 août à 21 h - Eglise de LArgentière-la-Bessée : Alexandre Paley
C’est désormais la tradition dans le festival Guil Durance d’offrir au public deux concerts de
clôture. L’avant dernier concert organisé dans l’église Saint Apollinaire a une fois de plus
permis au public d’écouter le pianiste Alexandre Paley, habitué aux grands festivals français
du moulin d’Andé ou de la Roque d’Anthéron.
La 1ère partie de ce récital a été consacrée au carnaval de R Schumann. Scènes mignonnes sur 4 notes,
traduisant le nom de la ville d’Asch d’où est originaire la femme du compositeur. Une suite
profondément psychologique dont le titre des divers morceaux a été trouvé après coup et n’aide pas
à la compréhension de l’œuvre. Le rythme est apparu dans une infinie diversité. Des pages entières
sont construites sur des syncopes et l’inquiétude mentale du musicien, qui se révèle à travers la
perpétuelle torture du dessin rythmique.
Avec son génie et son immense talent, Alexandre Paley a fait pénétrer le public au cœur même de la
partition. De plain-pied dans l’univers tourbillonnant du carnaval qui chante, virevolte, rêve,
trépigne, vit et vibre en parfaite harmonie avec la partition dont l’artiste fait rayonner le texte
d’un grand éclat musical, superbe et triomphant. Alexandre Paley avec une sensibilité peu commune
et une virtuosité sans faille, a proposé au public une lecture très fouillée de cette œuvre dans
laquelle chants et contre chants apparaissent d’une rare clarté. Dans ce sublime carnaval de Schuman,
chaque tableau est ainsi apparu tel un nouvel épisode, et le pianiste a été visiblement habité par
la musique, avant de mettre en valeur dans la seconde partie de ce concert Liszt.
L’ultime morceau proposé lors de ce récital a été la Campanella, troisième des six études d'après Paganini.
La Méphisto-Valse, initialement prévu
sur le programme de cette soirée, a donc été annulé par l’artiste lui-même qui a expliqué au public
qu’il ne jouait jamais cette œuvre dans une église. Une nouvelle fois, l’auditoire s’est réjoui
d’entendre sonner les cloches sous les doigts d’une rare souplesse d’Alexandre Paley. Sous les
longs applaudissements qui ont crépité longtemps sous les voûtes de l’église argentièroise, le
public a salué la prestation de l’artiste avant de se réunir à l’extérieur de l’édifice pour
partager le verre de l’amitié offert par la municipalité de la cité des mines d’argent.
« Depuis Aldo Ciccolini, on n’a rien entendu d’aussi beau » ou encore, « Après ce concert,
on n’est plus comme avant », pouvait on entendre dans la foule tandis que le musicien répondait aux
questions du public en anglais.
Archives du festival.
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Jeudi 12 août à 21 h - Eglise de Guillestre : Alexandre Paley, Quatuor Appleman

La foule des grands jours se presse à la porte de l’église de GUILLESTRE, en ce jeudi 12 août, pour
le concert de clôture des Musicales internationales GUIL-DURANCE. Comme à l’accoutumée, avec un peu
de retard, le concert débute devant plus de 300 auditeurs qui ont pu trouver place. La nef centrale
et la tribune sont combles, et les places avec visibilité des bas-côtés sont également occupées.
L’affiche est alléchante : le quatuor APPLEMAN et le pianiste Alexandre PALEY interprètent deux
concerto de BACH et MOZART et le quintette en la majeur de DVORAK.
Dans son mot d’introduction, Claude LAUNAY, président d’Arts et Musiques en Montagne rappelle les
grandes heures du festival, remercie les sponsors, et notamment la Communauté de communes du
Guillestrois représentée par le maire de GUILLESTRE et le président de la commission culture,
remercie tous ceux qui ont œuvré pour la réussite de cette 13ème édition des Musicales, les
logeurs, les membres de l’association, les services techniques des municipalités… Puis, place
à la musique.
Le concerto pour piano en ré mineur de J.S BACH ouvre le concert. Le soliste, Alexandre PALEY, dirige
l’ensemble, donne le tempo. Son jeu est sobre, viril et tout à la fois d’une merveilleuse transparence.
Le quatuor APPLEMAN est parfaitement équilibré avec le piano. D’emblée, les musiciens créent un
parfait climat de musique de chambre. Il existe une belle connivence et l’on pressent qu’il y a eu
de nombreuses heures de travail en commun. La formation quatuor, un seul instrument par pupitre,
dégage une pureté et une clarté des cordes. Mais c’est tout de même dans le quintette pour piano et
quatuor à cordes n°2 de DVORAK que se révèlent pleinement la musicalité de l’ensemble. Avec le
pianiste américain, Alexandre PALEY, natif de la Moldavie, la fusion entre l’âme russe et la rigueur
de l’école de chambre américaine est plus que réelle. Le pianiste mène le jeu, le 1er violon Michaël
APPLEMAN se laissant guider dans cette suite de chants et danses de Bohème. Les mélodies, reprises
par les différentes cordes, sont chaudes et envoûtantes. La densité sonore du quatuor et la vision
d’ensemble de l’œuvre sont fort belles. L’intensité des contrastes, la vigueur et la spontanéité des
accents des mouvements rapides charment le public… Les musiciens sont ovationnés.
Mais les meilleures choses ont une fin. Un air de nostalgie plane ; demain, il n’y aura pas de
concert ; on se dit « à l’année prochaine »… Heureusement, le pot amical offert par la mairie
enchante le palais (et le Paley) et met du baume au cœur.
Archives du festival.