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Vendredi 20 juillet – 18h30
Vendredi 20 juillet - 18h30 - Église – SAINT-CRÉPIN : Quatuor Talich
Et la question est toujours la même : comment font-ils pour offrir, pour moins de 15 euros, un quatuor d'une renommée telle que de nombreuses manifestations tentent, en vain, d'inscrire à leur programme ?? Peut--être que la réponse est dans la compétence et l'énergie des organisateurs et aussi la générosité des sponsors ?? Ce quatuor à cordes, c'est, en effet, la certitude de l'excellence dans la passion des quatre musiciens et la qualité de leurs interprétations. Le quatuor à cordes en sol majeur de MOZART et celui en la mineur de MENDELSSOHN répondent tout à fait à l'attente et à l'exigence d'un public averti. Mais le quatuor n°1 de Leos JANACEK plonge l'assistance dans un merveilleux étonnement. Que la femme déchirée du roman de TOLSTOÏ, adultère et assassinée par son mari puisse soudain, vivre avec la même intensité, par le truchement d'un premier violon exprimant sa rage, sa passion, son innocence comme son besoin d'amour et de beauté, est une réussite unique. D'ailleurs, pendant un demi-siècle, seules, des formations tchèques se sont risquées à traduire les méditations intimes, les accès de tendresse et de rage de cette œuvre composée en 1923. Et, ce soir, le quatuor TALICH réussit ce déchaînement symphonique puissant avec un rythme explosif et spontané. Les rares auditeurs qui ont omis d'acheter le programme du festival ont tort car, cette année, les organisateurs ont innové en incorporant à chaque page de concert un encart intitulé : "L'analyse AMM" de l'œuvre la plus originale. Aujourd'hui, il est particulièrement judicieux. La présence de nombreux élus, de l'administrateur de Mont-Dauphin, et de la très nombreuse assistance qui se presse sur les bancs "inconfortables" mais "classés" conforte les organisateurs dans l'idée que leur festival répond à une attente de la population et s'inscrit dans une politique audacieuse du tourisme local. Archives du festival
Mardi 24 juillet – 21h - Église - RISOUL : Agnès Pyka (violon), Manuel Cartigny (violoncelle)
Mercredi 25 juillet – 21h - Église Saint-Apollinaire - L’ARGENTIÈRE LA BESSÉE : Camerata Musicale Mistà
Jeudi 26 juillet - 21h - Église - GUILLESTRE : Jean-Marc Luisada (piano)
Vendredi 27 juillet - 21h - Église – EYGLIERS : Quatuor Alma
C’était certainement une gageure que de jouer, en première partie de programme, le quatuor bien oublié de Lalo. Mais ces jeunes artistes, tous issus du CNSM de Paris, ont relevé le défi avec conviction, et ont fort bien défendu cette œuvre trop rarement jouée. Le programme se poursuivait avec le fameux quatuor « les dissonances » de Mozart. Là aussi, le public était conquis par la justesse des tempi et la ferveur de l’interprétation, spécialement dans l’Andante cantabile, d’une rare intensité poétique. Après la pause, ce fut une interprétation passionnée du dernier quatuor de Mendelssohn, musique pétrie de souffrance et de révolte, où chaque mouvement rivalise en expressivité dramatique, excepté le mouvement lent où passe comme le souvenir de sa sœur Fanny récemment disparue. Une bien belle soirée musicale. Archives du festival
Dimanche 29 juillet - 17h - Église - GUILLESTRE : Orchestre Symphonique de Jeunes de Belgorod
Mercredi 1er août – 18h30 - Centre œcuménique - VARS Ste MARIE : Genova Vocal Ensemble
Tout d’abord, le mercredi 1er août au Centre œcuménique de Vars Sainte Marie, le Genova vocal ensemble. Ce tout jeune ensemble vocal composé de vingt jeunes filles italiennes vient de remporter un Prix au concours international d’Arezzo. Sous la direction de leur chef Roberta Paraninfo, la première partie du concert était consacrée à de la musique religieuse. Ces voix jeunes, mais sûres, sous lesquelles on sent déjà poindre une grande maturité, ont su donner à ce répertoire souvent austère une âme tout empreinte d’une grande sensibilité. Des chansons profanes constituaient la seconde partie au cours de laquelle chacun put admirer la flexibilité des voix de ces jeunes solistes ainsi que la mobilité de l’Ensemble sur l’espace scénique traduisant une vitalité vocale très remarquable. Très applaudies, ces jeunes filles enthousiasmèrent un public venu très nombreux. Suite de l'article : concert Cantus Cölln Archives du festival
Vendredi 3 août – 21h - Arsenal - MONT-DAUPHIN : Orchestre des Cévennes
Dimanche 5 août - 17h - Église - RÉOTIER : Wieland Kuijken (viole de gambe), Piet Kuijken (clavecin)
Lundi 6 août – 18h30 - Chapelle de la Providence - GAP : Quatuor Ardéo
Ce quatuor de jeunes Françaises a déjà une aura musicale reconnue, le récital qu’elles ont proposé à Gap s’inscrit évidemment dans ce talent charismatique très affirmé. Le quatuor à cordes (deux violons, un alto et un violoncelle), c’est la pure polyphonie instrumentale, dépouillée et richissime à la fois, un art des équilibres entre le murmure de la confidence mélodique et les puissances expressives. Elles le démontrent, merveilleuses virtuoses jouant en harmonie dans un quatuor de Schumann (op. 43 n°3 en la majeur), elles expriment particulièrement les émotions romantiques du compositeur, elles prouvent que leur art du quatuor à cordes est à la portée de tous les amateurs de musique. Le récital s’est poursuivi avec Haydn (quatuor op. 76 n°2 en ré mineur), puis conclu magistralement par un monumental quatuor de Beethoven (op. 127 en mi bémol majeur) qui parfait l’excellente impression du public séduit par leur très solide et sensible musicalité. Toutefois, ce magnifique récital a accueilli nettement moins de monde que les autres Lundis de la Providence (gratuits), dont les amateurs de musique auraient su aussi apprécier, comme les mélomanes présents, le petit bijou de musique contemporaine (une pièce de G. Kurtag) sur les harmoniques des cordes que Olivia Hugues (violon), Carole Petitdemange (violon), Caroline Denin (alto) et Joëlle Martinez (violoncelle) ont offert en bis. Le Dauphiné Libéré, 8 août 2007
Mardi 7 août - 21h - Église Saint-Apollinaire - L’ARGENTIÈRE LA BESSÉE : Cantus Cölln
Comment ne pas se laisser prendre par la compassion, à l’écoute du Lamento della ninfa de Claudio Monteverdi ? Les trois voix d’hommes (deux ténors et une basse) rapportent comment la nymphe (soprano) quitta aux premiers feux de l’aurore sa demeure pour errer sans répit en se lamentant sur le traître abandon d’un amant volage. Ponctuant les accents déchirants de la nymphe magnifiquement rendus par la soprano, les trois voix d’hommes ont su nous entraîner dans de délicats tons de pastel. Tels le chœur de la tragédie antique, ils ont réussi à nous associer à leur rôle de commentateur compatissant. Merveilleuse soirée qu’un public connaisseur, venu nombreux, n’oubliera pas de sitôt. Archives du festival
Jeudi 9 août - 21h - Église Saint-Sébastien - CEILLAC : Quatuor Élysée
Vendredi 10 août - 21h - Église - GUILLESTRE : Quatuor Élysée et Olivier Lusinchi (flûte)
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